J'écoute : Hans Zimmer "B.O. 'The Dark Knight'" (Une bande son terrible pour un film que j'attends avec impatience) - Christophe "Aimer ce que nous sommes" (Album absolument renversant) - Joseph D'Anvers "Les Jours Sauvages" - (Ecriture divine)
Je regarde : "FBI Portés Disparus" (l'intégrale de la saison 4) (La meilleure série policière à mon sens)
Je lis : "Tapis Rouge" de Ruppert Everett - (Autobiographie cocasse, nostalgique et touchante)
Je mange : Du poisson
Je bois : Du Rosé bien frais, bien agréable..
Je pense : A ceux qui restent.
Je rêve : A ceux qui sont partis.
(mis à jour mardi 19 août 2008 à 22:58)

28/05/2008

28/05/08 - 23:18

Regrets

Nos paroles furent si douces, et nos regards si tendres,
Nos ébats furent si longs, que l’on savait s’en surprendre,
Nos nuits furent si blanches, tout comme l’amour à s’en méprendre,
Et nos sommeils si profonds, comme nos deux corps à trop s’attendrent…

Mais que fait le temps à passer si vite,
Et que fait le vent à souffler si fort…

Aujourd’hui c’est toujours quand tu dors, que j’ai envie de te parler,
Et c’est seulement quand tu as froid, que tu as envie de moi,
Nos regards l’un sur l’autre, sont ternis et lassés,
Et désormais nos douces nuits n’ont plus d’émois…

Et passe encore le temps,
Et souffle encore le vent…

C’est la fin mon amour, nos paroles sont trop vides,
On ne triche plus mon amour, nos ébats sont souvenirs,
Alors on se quitte mon amour, car l’on est quitte et,
C’est l’adieu mon amour, quand nos deux corps se séparent…

Et toujours le temps,
Et toujours le vent…

Il y’a tellement d’années qu’on s’est perdus maintenant,
Tellement de jours à s’oublier, et de nuits à s’imaginer,
Et combien de matins blêmes, au silence si terne…
Que je n’ai rien vu venir…

Ni le temps,
Ni le vent…

Je suis debout devant ton cercueil, mon amour,
Et ta mort déjà vient présager la mienne, mon amour,
Au final, nos deux corps s’en terre, mon amour,
Et pour toujours seront froids, mon amour…

Comme cette fameuse éternité, mon amour
Que l’on s’était juré au premier jour…

27/05/2008

27/05/08 - 14:24

Nés en 68



Film absolument bouleversant. Contre toutes attentes, la Casta est excellente puis Edouard Collin est encore là et ça, c'est encore une fois sublime.
Sa dernière scène est terrible.
Je crois que mes larmes sont venues naturellement...

Allez voir ce film, c'est juste magistral !

26/05/2008

26/05/08 - 17:33

Edouaaaaaaaaaaaaard !!!




De retour de Paris ou j'ai pu égrener mes nuits de soirées en diners, de sex-clubs en bars pour finir au théâtre.
J'ai pu voir "Une Souris Verte", pièce anglaise extrêmement drôle servie par 4 comédiens absolument géniaux.
Parmi ces comédiens, il y'a Edouard Collin.
Que dire de plus.... Quand la beauté, la gentillesse et le talent se côtoient, ça donne ça !!

15/05/2008

15/05/08 - 01:16

Paris



Demain je suis parmi les parisiens durant une petite quinzaine de jours...

Les nuits seront blanches, noires ou rouges... c'est selon.

Mais mes nuits seront...

12/05/2008

12/05/08 - 14:54

Tendre Guerre

C’est au petit matin blême, effroi…
Que j’ai glissé sans bruit
Tout en dehors du lit, trop gris.

Et dans un silence assourdissant
Je me suis rhabillé doucement
Gardant toujours un œil sur tes paupières closes, ecchymoses…

J’ai glissé lentement sur le parquet, regrets…
Faisant bien attention de ne pas t’éveiller
Tel le gardien de ton sommeil, je veille.

J’ai ouvert la porte qui n’a pas grincé
Et j’ai franchi le pas qui m’a emporté
Bien au-delà de toi, émoi…

Avant que la serrure ne se referme, épiderme…
Je n’ai pas tourné la tête une dernière fois
Sur nos amours passés pour toi et moi.

En descendant les escaliers serrés, acérés…
J’ai repensé à nos années blessées
Entre amour et guerre, je perds.

Alors je pars, mon beau guerrier, complainte…
Je t’abandonne à tes assauts, à tes attaques
Car pour ma part, c’est bien trop dur, je vaque.

Peut-être as-tu pleuré en t’éveillant, chagrin…
Mais tu auras sans doute compris, aigri…
Combien nos vies seront plus belles, sans nous…

Alors adieu à toi,
Plus d’yeux pour toi,
Pries Dieu pour moi.

12/05/08 - 14:43

Fabrizio

C'était quelques mois après ma rupture avec Manu. J'étais dans un bar (non...sans blagues ?).
Tes yeux étaient noirs, tes cheveux tout autant.
Ton sourire ne laissait pas d'alternative à imaginer ce qui allait se passer entre nous si j'y répondais.
Je t'ai souri.
Je n'aurais pas dû.

Dès lors nous sommes devenus proches.
Dès lors nous faisions l'amour dès qu'on le pouvait. Dès lors on s'est écorché les sens. Dès lors la suite était à prévoir...
On ne se noie pas dans la passion charnelle sans en perdre une partie de soi. A petits crocs tu dévorais ma vie. Je n'y faisais guère attention. Je t'avais dans la peau.
Un an de vie avec toi. Un an de nuits parfois blanches, parfois noires.

Tu ne pouvais supporter d'être éloigné de moi. Tu es venu habiter à côté de chez mes parents.
Tu es venu diner chez eux souvent, tu as dormi chez eux parfois.
Tu les aimais bien sûr. Un peu trop sans doute.
Tu voulais devenir leur second fils.

J'ai commencé à douter de toi, de ton passé si obscure. Un passé qui ne m'inquiétait pas tant je t'avais dans le sang. Mais tes réponses trop évasives et le fait que tu n'avais aucun amis d'avant notre rencontre m'ont fait me questionner.
Ou étaient tes parents ?
Ou était ta famille ?
Tes amis d'enfance ?
N'avais tu donc jamais vécu avant de me sourire ?

J'ai voulu t'évincer de ma vie. Tout devenais trop compliqué. Tout se terminait dans les cris, les coups, les pleurs.
Ma mère ne supportait plus tes appels intempestifs en pleine nuit ou tu menaçait de te suicider si je ne revenais pas. Tes tentatives évidemment n'étaient que des leurres.
Tout comme ta vie, tout comme ton coeur.

Le dernier soir tu t'es frappé la tête contre le mur, tu t'es taillé les bras avec un rasoir. Tu avais les yeux d'un fou.

J'ai fermé la porte sur toi. J'ai condamné toutes les autres. J'ai barricadé ma vie pour ne plus t'y voir.

Puis tu as disparu comme tu étais venu.
Fantôme ?
Tu as dû changer de vie une nouvelle fois. Aspirer le sang d'un autre.
Ton appartement était vide en quelques jours, et jamais plus je n'ai entendu parler de toi.

Pendant des années je t'imaginais, m'observant dans l'ombre, quelque part, pas loin... Puis j'ai cessé d'imaginer.

J'ai recommencé à respirer.

11/05/2008

11/05/08 - 13:35

Matt



Boum... Et quand mon coeur fait boum !!
Tout avec lui fait boum...

Matt, asseyez-vous sur mon visage et... discutons :)

08/05/2008

08/05/08 - 00:27

Les temps changent...

Oui, on m'avait dit que GA n'était plus pareil.
J'étais membre actif (sic) il y'a 4 ans..
Je suis parti.
Je suis revenu...
Et oui, tout cela à bien changé.
Moins de discussions, moins d'échanges, moins de spontaneïté...
J'ai encore des news des anciens dont certains sont encore là...
Mais moins facile de lier des contacts.
On dirait que les temps ne sont plus les mêmes...
On a plus le temps de s'écouter.
De se parler.
De se connaître.

Mon retour va être plus court que prévu finalement...
Tant pis...
On vieillit.
On lasse.
Alors... on se casse ?

06/05/2008

06/05/08 - 17:29

Culs de Coeurs

Ton cœur sent le cul, le sais-tu ?
Alors gardes-le ton cœur !
Je te laisse ton cul, et toi tu me laisses mon cœur !
Profite de tes histoires de cul,
Abandonnes-moi à mes histoires de cœur !
Même si parfois je mets du cœur à avoir des histoires de cul,
Je ne promets jamais mon cœur comme tu le fais, juste pour avoir du cul.
Tu accules les mecs à te donner leur culs en leur promettant ton cœur…
Tu es sans cœur, et ça m’écoeure de t’avoir donné mon cul !
Aujourd’hui tu brades ton cul à la recherche d’un cœur…
Mais il est trop tard car trop de cœurs ont souffert au sortir de ton cul !
Ton cœur saigne d’abandon, comme ton cul de trop d’excès…
Alors l’enculé sans coeur tu l'as dans le cul, tu as tout perdu...
Et tous les cœurs dorénavant te montreront leur cul !

03/05/2008

03/05/08 - 23:52

Le Temps Qui Reste

clip chanson 3 sélectionnée dans Musique


Une chanson sublime.
Tout est dit.
Il faut juste fermer les yeux.
Et se laisser aller...

03/05/08 - 14:33

Manu

Il y’a longtemps mon Manu.
Vingt deux ans exactement que l’on s’est rencontré. C’était dans un bar (et oui… déjà !), j’avais 18 ans, tu en avais 25. Tout de suite tes yeux m’ont enlevés. Ton sourire tout autant. Il faut dire que tu n’avais pas ton pareil pour séduire les mecs, toi, mon Manu.
Puis il y’avait cette cicatrice au dessus de tes lèvres.
Tu avais passé la tête à travers une vitre… Un peu fou mon Manu !
Alors oui, j’ai été séduit, d’emblée. Alors oui je t’ai suivi, immédiatement. C’était purement sexuel à la première heure. C’est devenu très vite autre chose au jour suivant.

Tu m’as tout dit très vite : la séropositivité, tes parents que tu ne voyais presque plus, la prison… Les conneries de jeunesse d’un tendre voyou. J’ai toujours aimé ça chez toi. Tu disais les choses sans chercher à les enrober. La vérité nue, la vérité crue.
Comme une évidence j’étais accro à toi. Tu étais le premier garçon dont je tombais amoureux. Ca fait drôle à 18 ans d’aimer pour la première fois… Même ta séropositivité ne me faisait pas peur. On prenait bien sûr nos précautions, mais en 1986 on était encore dans le flou et j’aurais pu flipper !
J’habitais encore chez mes parents et je n’avais encore parlé à personne de mon attirance pour les mecs. Mais avec toi j’étais prêt à tout.

Tu m’as donné ce courage, tu m’as fait rencontré les bonnes personnes. Tu m’as fait grandir.
Mes parents ont appris le lien qu’il y’avait entre toi et moi. Ils n’ont rien dit. Ils étaient finalement plutôt rassurés. Ils t’aimaient beaucoup. Tu vois, quand je te dis que tu n’avais pas ton pareil pour séduire autrui…
Je n’ai jamais aimé aussi fort. Même quand notre histoire s’est fanée, et que mes larmes étaient mes seules compagnes.

Mais tu ne m’as jamais rejeté. Au fil des jours nous sommes devenus essentiels l’un à l’autre. Nous n’étions plus ensemble, mais nous partagions davantage je crois. Des secrets, des doutes, des peurs, des joies aussi bien sur, et des rires !! Tant de rires lors des repas que tu organisais chez toi. Chaque fois que je repasse dans cette rue du Dauphiné, je m’arrête un instant, je regarde la porte de ton allée que je franchissais au moins 3 à 4 fois par semaine. Je l’ai franchi pendant neuf ans.

Il y’a treize ans maintenant, j’étais avec tout tes amis (Isa, Eric, Biquet, Jean-Yves et bien d’autres), on était au bord de la rivière d’Ain. On a vidé, sur l’eau, l’urne qui contenait tes cendres.
Le vent s’est coloré de gris.
Ma vie aussi...